Une consultation « révolutionnaire » pour renforcer les marchés du travail et de la formation des infirmières en Afrique

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Une consultation « révolutionnaire » pour renforcer les marchés du travail et de la formation des infirmières en Afrique


Genève, Suisse, et Nairobi, Kenya, le 15 mars 2018 – Le Conseil international des infirmières (CII), la Banque mondiale, Jhpiego et le East, Central and Southern Africa College of Nursing (ECSACON) ont organisé une réunion de consultation pour discuter des préparatifs d’une analyse des marchés du travail et de la formation des infirmières et sages-femmes dans quinze pays de l’Afrique orientale, australe et centrale (région ECSA).
Le CII, qui est la première et la plus influente organisation internationale de professionnels de santé, a noué un partenariat avec la Banque mondiale pour accéder aux marchés du travail et de la formation des infirmières dans la région ECSA.
L’objectif de la réunion était de passer en revue des propositions de travaux analytiques destinés à évaluer les marchés du travail et de la formation des infirmières et sages-femmes dans les pays de l’ECSA ; de discuter avec des infirmières responsables au niveau des gouvernements, organismes de réglementation et associations afin d’établir un consensus sur un plan d’action pour investir dans la formation des infirmières dans la région ECSA ; et enfin d’identifier des synergies et de créer des partenariats avec des initiatives régionales pour diffuser les résultats des travaux analytiques et appliquer le plan d’action.

Les participants des quinze pays représentés – y compris des infirmières responsables au niveau des gouvernements, des organismes de réglementation et des associations nationales de personnels infirmiers – ont observé que les renseignements tirés de l’analyse joueraient un rôle crucial pour galvaniser les politiques régionales. Ils ont aussi souligné le caractère révolutionnaire de leur démarche.
Le Dr Judith Shamian, Présidente émérite et représentante du CII à la réunion, a déclaré que « le CII soutient le renforcement de la formation des infirmières en Afrique pour remédier aux pénuries auxquelles le continent est actuellement confronté. Les infirmières sont d’autant plus appelées à jouer un rôle déterminant pour relever les défis sanitaires de l’Afrique qu’elles sont souvent les seuls professionnels de santé accessibles aux populations. »

Thembeka Gwagwa, deuxième Vice-Présidente du CII, a ajouté que « les infirmières, en tant que chefs de file dans la prestation des soins, ont adopté aujourd’hui une approche novatrice pour mobiliser la volonté politique et renforcer la gouvernance du développement des soins infirmiers. Un modèle radicalement neuf de soins infirmiers est nécessaire pour répondre à l’évolution constante du contexte, des besoins de santé et de la charge de morbidité. »
Le CII est convaincu qu’une main-d’oeuvre active et motivée conditionne la réalisation des Objectifs de développement durable et de la couverture sanitaire universelle. Des infirmières s’emploient actuellement à élaborer des stratégies pour atteindre la couverture sanitaire universelle et les Objectifs de développement durable, de même que pour appliquer la Stratégie mondiale de l’OMS sur les ressources humaines pour la santé à l’horizon 2030.
Mais les problèmes actuels – faiblesse des systèmes de santé, migrations et pénurie de professionnels de santé, notamment – de même que les nouvelles menaces pour la santé – pandémies, catastrophes naturelles, guerres et conflits et enfin crise économique – freinent les progrès.

La réunion de consultation a constaté que :

  • Plus de 80 % de la population des pays à faible revenu n’ont pas accès aux services de santé faute de personnels soignants suffisamment formés ;
  • La main-d’œuvre infirmière et obstétricale, qui est en mesure de traiter la plupart des complications sanitaires dans les pays à faible revenu, doit être renforcée et voir sa palette des fonctions élargie, de manière à améliorer la couverture, la réactivité et l’efficacité des systèmes de santé ;
  • Pour l’essentiel, la progression de la formation assurée par le secteur privé se fait sans égard suffisant pour la nécessité d’adapter le marché aux besoins réels et à l’exigence de rentabilité exprimée par les patients et par les gouvernements ;
  • L’existence d’un corpus de données probantes et solides concernant les marchés de la formation et du travail des infirmières et des sages-femmes est une condition préalable essentielle à l’élaboration de tout argumentaire à l’appui de nouveaux investissements.
Les constatations préliminaires seront présentées lors du congrès de l’ECSACON en septembre 2018, au Kenya.
Organisation internationale du Travail 2016.

 

Note pour les rédactions
Le Conseil international des infirmières (CII) est une fédération de plus de 130 associations nationales d’infirmières, représentant plusieurs millions d’infirmières dans le monde entier. Géré par des infirmières et à l’avant-garde de la profession au niveau international, le CII plaide pour des soins de qualité pour tous et pour des politiques de santé solides, partout dans le monde.

Information : Julie Clerget (media@icn.ch)
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